Nathalie perd le nord

Documentaire / 2004 - 52 min

Peut-on refaire sa vie?

 

DOCUMENTAIRE
Année : 2004
Durée : Cinquante deux minutes

Avec Nathalie Locatelli

Et la participiation de Mahjoub, Jean-Noël Schoeffer, My Tarik Jellal, Fatima Ahouk, Anne Marguery, Bernard Sanz, Domino, Jean-Louis Froment, Roland Escobar, François-Henri Rousseau, Saïd Chahibe, Patrick de Maillard, Hassan Khadifi, Mohammed Moussajal, la chanteuse Myriem, le conteur le « fou de Dieu », la famille d’acrobates, la famille Alaloui, Barka, Zinebe, Si Mohammed, Marc-Henri Auffeve, Bruno Rufini, Boujemaâ l’entrepreneur

Scénario : Frédéric Compain

Musique originale : Pierre Lemarchand
Texte dit par Xavier Carniaux
Montage : Alberto Yaccelini
Image : Frédéric Compain
Son : Stephan Bauer
Consultant : Christian Zerbib
Régisseurs – au Maroc : Fatah Lahouissi, Imadel Ghazi – A Paris : Lionel Arazi

Les lettres d’Isabelle Eberhardt et la lettre de guerre de Gaston Compain sont lues par Nathalie Locatelli

Directrice de production : Elisabeth Gérard
Administration de production : Chantal Seveno, Karine Rabeau, Célia Gameiro
Mixage : Georges Lafitte
Étalonnage : Isabelle Laclau
Assistante monteuse : Emilie Carniaux
Moyens techniques : Amip / Sylicone

Remerciements : Agora Films, Benedict Bellocq et Souad Lamriki
Et Juan Goytisolo, Raza Hammadi, Ahmed Tanjaoui, Ahmed Louazdini, Michel Laurent, Maître Aïcha Chraibi, le Café Argana, le Café de France, Royal Air Maroc, la Wilaya sz Marrackech, le Centre de sauvegarde de l’Enfance de Douar Laskar, la maison d’hôte « Dar Rbaa Laoub », la maison d’hôte « Dar Lalla », le restaurant Bozin.

Production déléguée : AMIP – Xavier Carniaux – Elisabeth Marliangeas
ARTE France Unité de programme : Thierry Garrel
Chargée de programme : Delphine Coulin
Avec la participation du Centre National de la Cinématographie

Tournage : 10-25 Juillet 2004 / 28 Septembre-11 Octobre 2004 / 17 Novembre-30 Novembre 2004 à Paris et Marrakech

©Amip-Arte France-France 2005

« Frédéric Compain fait de Nathalie l’héroïne d’un conte initiatique à la portée universelle. Entre élans poétiques et contingences terre à terre, il nous donne à entendre la petite voix intérieure de Nathalie, qui dit tout de ses états d’âmes, et beaucoup sur l’ambiguïté des rapports Nord/Sud. »
Isabelle Porte – Télérama

« Nouvel eden ou petit enfer? Aucune réponse tranchée, comme toujours chez Frédéric Compain, réalisateur au long cours, connu pour son goût à écrire des fables du réel. Dans la lignée de ses très remarqués “Cindy rêve d’argent” et “Le monde selon Brice”, ce portrait excelle à montrer un décor et son envers(…) Le commentaire est souvent acide et toujours bien vu… »
Emmanuelle Porte – Le Nouvel Observateur

« Nathalie réalise son rêve de Maroc. Frédéric Compain filme ses doutes et ses espoirs(…) C’est dans cette frange entre une réalité rêvée et les premiers pas sur terre que Frédéric Compain pose sa caméra, scrute les interlocuteurs de Nathalie, ses discussions avec ses amis et connaissances, et les petites anecdotes du quotidien qui révèlent la saveur de cette nouvelle vie qui se dessine. Peu à peu l’héroïne découvre les hésitations, la solitude, la culpabilité, s’interroge sur ce qu’elle peut ou doit faire pour un enfant des rues saisi la main dans son sac et voué à un centre de rééducation. Peu à peu Nathalie doit se construire une vie au jour le jour, sans certitudes. »
Anne Roy – L’Humanité

« A travers cette expérience vécue, racontée comme un conte universel, Frédéric Compain évoque avec talent le chamboulement intérieur de ceux qui décident de changer de vie et la complexité des relations entre les Occidentaux et les Maghrébins. »
LM – Le Pèlerin

« Comment filmer l’avancée d’un exil intérieur? Comment capter le détachement et la perte de repères chez une apatride volontaire? Frédéric Compain a sciemment dépassé le cadre du portrait pour ébaucher une définition de l’identité et du déracinement aujourd’hui(…)Raconter le parcours de plusieurs personnes à travers une histoire personnelle. C’est ce que réalise ici merveilleusement Frédéric Compain en filmant Nathallie(…) Un documentaire original qui, pour une fois, renverse la problématique de l’intégration. »
Le Monde

« Comment traduire filmiquement le dépaysement, la solitude, presque palpable dans chaque plan, et les fluctuations de cette âme en quête d’elle-même?(…) Une fable du réel sur le temps qui passe, les chances, les désillusions et la vie qui repart(…) C’est ce désarroi, traversé de tentatives avortées, de détresse vertigineuse et d’espoir rassérénant que raconte le film de Frédéric Compain. A l’image de ses autres films, le réalisateur opte pour un savant mélange des genres, construisant, à partir d’un matériau biographique du réel, une fiction, où chaque personnage joue son propre rôle, dans de longs plans languides. Jusqu’à l’épilogue magnifique où Nathalie, quittant son ryad sans fenêtre sur l’extérieur, rejoint, apaisée, les hauteurs enneigées de l’Atlas, où, singulièrement, le Nord et le Sud se confondent… »
Nathalie Dray – Les Inrockuptibles

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