EXTRAITS DE PRESSE

LES DISCOURS DU MAITRE (1975)

« LES DISCOURS DU MAITRE » est un film que peu de monde a daigné aller voir à Cannes où il était projeté par Henri Langlois et qui pourtant classe d’emblée un cinéaste, Frédéric Compain, comme « Prima della Rivoluzione » ou « Nicht Versohnt » en leur temps Bertolucci et Straub.»
Screen – B Hadley

L'EDEN PALACE (1976)

« L’histoire mi-rêvée, mi-vécue d’une ouvreuse de cinéma qui prend les films pour la vie et réciproquement. Sujet original mais traité en longueur. Toujours ce manque d’ellipses chez les jeunes réalisateurs qui ont trop à dire et n’osent pas résumer. Mais ce Frédéric Compain a beaucoup de talent en réserve. »
LE FIGARO – Octobre 77

« Le thème revient avec insistance dans quelques-uns des films projetés pendant cette semaine: la recherche de l’identité perdue. Le paysan hongrois privé de son nom dans Identification la femme de ménage qui s’invente une histoire de meurtre dans L’Eden Palace, ont en commun le même sentiment de leur inexistence, la même impression d’être dépossédés d’eux-mêmes. Constat désespéré que chacun tente de surmonter avec ses moyens. Andras le paysan, par l’obstination; Louise, la femme de ménage, par l’imagination. Mais le jeune cinéma ce devrait être aussi un nouveau langage cinématographique. Hormis Militia Battelfield et L’Eden Palace, on n’a guère assisté à une remise en cause des structures traditionnelles du récit. »
LE MONDE – Octobre 1977 – Thomas Ferenczi

« Enfin, au Festival de Cannes, la sélection « Perspectives du Cinéma Français » a permis de découvrir un jeune cinéaste -contesté par certains, mais dont le talent réjouit dans un cinéma français que l’on dit en crise. Déjà remarqué l’année dernière avec es discours du maître, Frédéric Compain renoue avec L’Eden Palace avec la tradition du roman populaire du XIXème siècle. L’histoire est celle de Louise, femme de ménage dans un cinéma, qui habituée à la fiction des autres, s’invente la sienne propre en assumant le récit mythomaniaque d’un meurtre dont elle dit avoir été témoin. C’est non seulement un film sur les vérités et les faux semblants (celles et ceux du récit cinématographique, notamment les grandes fresques hollywoodiennes) mais aussi et surtout un film sur l’inexprimé, sur l’inexprimable, sur le désir d’expression d’une femme dont ni le physique ni la situation sociale ne sont propices à lui faire vivre la vie fictive des stars ou des personnages dont s’empare la presse à sensation, presse d’ailleurs dénoncée au passage. Bref, un film sur l’identité, révélant que celle-ci n’est devenue aujourd’hui possible que par procuration. Sans vouloir donner dans un pseudo-réalisme social, de plus en plus à la mode, L’EDEN-PALACE hisse l’imagination au pouvoir, se donnant les garanties d’un vrai cinéma populaire. C’est le plus beau crédit que l’on puisse accorder à la non-passivité du spectateur. »
LES FICHES DU CINEMA (N°580) – Gilles Colpart

« Produit avec un minimum d’argent, le second film de Compain confirme les promesses du premier LES DISCOURS DU MAITRE. Cependant L’EDEN-PALACE quoique moins ambitieux sur son propos, n’atteint pas la dynamique écrasante du premier film. Discours critique et onirique à propos de la presse populaire, L’EDEN-PALACE est à voir comme un film de déconstruction panique, tentative trop rare dans le jeune cinéma d’aujourd’hui »
CINEMA 77 – Noël Simsolo

« Quand la femme n’est plus le miroir sur lequel ricoche les reflets de leur domination- la parole des hommes ; quand le miroir se retourne sur lui-même pour faire apparaître le message déformé des fantasmes, alors  L’EDEN-PALACE devient le champ clos d’un irrationnel provisoire, où l’inspecteur est inspecté et le mari violé, où c’est l’énigme qui mène l’enquête, du côté des petits hommes. Pour une fois, le cinéma qui n’inverse que les images, inverse aussi les pouvoirs : on en sort tout retourné. »
ROUGE – Patrick Mars

« Un film fait de bric et de broc et écrit sans le moindre souci pédagogique. »
TÉLÉRAMA – Jean-Luc Douin

« Sans pratiquer un chauvinisme exacerbé, on peut se réjouir du bon état de santé du jeune cinéma français. D’abord avec l’Eden-Palace, où le réalisateur Frédéric Compain se livre à un habile jeu de mise en scène sur la vérité au travers d’une intrigue policière romanesque, évidemment traitée par la dérision et l’ironie, mais dans une remarquable richesse poétique évocatrice, marquée par l’empreinte du réalisme populaire, longue tradition qui, du roman du XIXe siècle aux films de Carné et Prévert, n’a, en rien, à être renié aujourd’hui. »
OFFICE CATHOLIQUE FRANÇAIS DU CINÉMA

DU CRIME CONSIDÉRÉ COMME UN DES BEAUX-ARTS (1980)

Grand prix du festival du court-métrage - Prix du syndicat des producteurs - Prix ORCEP

« Un seul décor, deux personnages suffisent à Compain pour multiplier les fausses pistes, les rebonds, les glissements du récit ; chaque image suscite son énigme, chaque réponse un nouveau secret. Mais dans ce jardin aux nombreux sentiers qui bifurquent, où l’on s’amuse beaucoup, sans jamais en rire vraiment, des névroses modernes, de l’impossibilité à s’exprimer ou des suspectes origines de la création artistique, la mise en scène maintient le cap et l’unité. Machine de très haute précision, elle distille un détachement, une sobriété presque hautaine, qui évoque la griffe du fameux bouddha hispanique auquel un Piccoli jubilant achève aussi de renvoyer. DU CRIME CONSIDERÉ COMME UN DES BEAUX-ARTS, conforme à son intitulé, a déjà la sérénité féroce des vrais classiques. »
CINÉMATOGRAPHE – Philippe Carcassonne

« Un joyau d’intelligence et de pureté formelle »
LA REVUE DU CINÉMA – Gilles Colpart

« Une mise en scène éclatante »
LIBÉRATION – Jean-Jacques Bernard

« Réalisation originale et bien enlevée »
LA VOIX DU NORD – Gérard Goutieri

« Curieux et percutant »
 LE FIGARO – Michel Nuridsany

« Un film plein d’humour et brillamment mis en scène »
JEUNE CINÉMA – Bruno Fritsch

« Frédéric Compain (réalisateur plus tard d’un unique et très intriguant long métrage, Résidence surveillée), nous entraîne ici dans un univers insolite. Images lisses, puis craquelées, comme du papier sulfurisé qui sort du four. Brûlantes. »
TÉLÉRAMA – Philippe Piazzo

JEAN RAINE (1980)

Perspectives du cinéma français - Cannes 1981

« Frédéric Compain a choisi de nous révéler un personnage déchiré, insupportable, émouvant. Le film met à nu les rapports difficiles de l’artiste avec son entourage, avec ses propres œuvres comme avec lui-même. Il trace le portrait d’un homme qui dérive dans un profond désarroi. Cette approche de l’artiste parfois très dure mais originale tranche sur les clichés ou sur la trop grande pudeur qui parfois accompagne l’évocation de la création artistique. »
Présentation du film sur FRANCE 2 – Jacques Perrin

HUGHIE (1982)

Festival de Cannes 1983

« La caméra de Frédéric Compain déambule dans un décor unique, le hall de réception d’un ancien palace, et réussit à nous mettre les yeux sur le feu central d’un mystère dont les ondes captivantes se prolongent très loin de là. À travers les fenêtres de l’hôtel où se reflète la mer. Et en nous. Ce film hypersensible, éclairé avec une sorte de génie de l’espace par Ricardo Aronovitch n’a d’équivalent que du côté des premiers Bergman, « la soif », « la prison », où des êtres isolés se jouaient, eux aussi, quelques chapitres essentiels de la comédie humaine. »
TÉLÉRAMA – Joshka Schidlow

BUENOS-AIRES ALLERS ET RETOURS (1982)

Prix spécial du jury des Grands Prix de télévision de la Société des Gens de Lettres

« Premier temps. On est dans une ambiance totalement urbaine, faite de clichés, d’images convenues sur laquelle vient se détacher une voix. Elle est off mais elle ne commente rien. C’est un écho, une mémoire, un fil conducteur. Comme le narrateur d’une nouvelle, Frédéric Compain nous raconte tout haut son voyage en Argentine. Un drôle de voyage. Virtuosité de caméra saoûle dans une nuit de néons. « Ma raison vacille et mon coeur tressaille » ose la voix du narrateur. La caméra repart à toute allure sur le bitume, s’arrête devant des vitrines bleutées. « J’aimais tant écouter leurs récits ». Deuxième temps. C’est le film proprement dit (tout ce qui précédait était un générique à la première personne, destiné à bien situer l’aventure hors de toute tentation documentaire). On demande à une photographe, Maria, d’aller faire un reportage dans un pays qui est le sien, l’Argentine. Après avoir fui un régime autoritaire (pour des raisons qu’on devine politiques), elle est donc renvoyée, en boomerang, à la case départ. Et toute sa vie s’en trouvera changée. Frédéric Compain en parlant à la fois de l’Argentine contemporaine, du début de la démocratie qui est en train, timidement, d’y voir le jour, et de tout un tas d’autres choses (jalousie, lâcheté, exotismes, mystère, dérives) n’a pas choisi la solution la plus évidente. Cette formule de document-fiction ne vaut généralement ni un très bon documentaire d’actualités, ni une histoire totalement imaginaire.
Comment a-t-il fait pour si bien réussir ? D’abord, le scénario borgésien qu’il a élaboré (et qui ne doit rien au fait que Borges, un personnage parmi les autres, intervienne plusieurs fois), est diaboliquement intelligent. Maria est partie en Argentine. Horacio, son ami, est à la fois jaloux et inquiet. Il ne reçoit que des photographies, sans un commentaire. Il écoute les informations, il est sûr qu’on va l’enlever, une disparition de plus dans un pays où elles ne se comptent pas. Comme il n’a pas de nouvelles, il se fait envoyer à son tour en reportage. Au lieu de photos, il enverra des cassettes. On pourra ainsi, à chaque moment, suivre sa trace. Cette disparition d’une fille aimée a lieu dans un pays qui est à la fois aimé et haï. Horacio sera submergé d’impressions contradictoires, violentes, au fur et à mesure qu’il se rapproche de la vérité. Laquelle, on s’en doute, est toute relative. Si son pays et sa femme lui échappent, c’est aussi que cette femme et ce pays sont en train de changer. À travers les fantasmes d’un homme qui souffre, on assiste à la métaphore d’une démocratie qui se met en lace ; les morceaux se recollent, les rapports se mettent à changer, c’est comme une naissance. Ce scénario ne serait rien sans la peur qui sous-tend les images. Des voitures de police avancent au ralenti, il y a une sorte de nonchalance à l’américaine, sauf qu’on n’est pas dans Starsky et Hutch. Aucun trucage : la peur du héros, à chaque seconde, est relayée par une angoisse réelle. Quand un manifestant s’écroule soudain, le sang est pour de vrai. Il y aussi la langue, les langues. Horacio parle en espagnol, une voix française résonne en écho, derrière la sienne, la recouvrant progressivement. Parfois ce sont des sous-titres. Même es engueulades politiques ne sont jamais noyées sous les idées générales. Elles gardent la fureur de la version originale. Les plans sont secs. Un travelling imperceptible alterne avec une séquence lyrique. Horacio cause avec un copain dans une cuisine. Ils ne sont pas d’accord, ais on croit que c’est pour rire ? Juste des idées. « Maricon ! » hurle soudain l’autre. Et c’est la bagarre? D’une violence insensée, avec les corps en lutte qui s’arrachent complètement du cadre. Restent les bruits, le son du combat qui continue hors-champ. À la fin du voyage, on comprend un peu mieux comment pensent les Argentins. Pourquoi par exemple, ils se sont lancés, si viscéralement, dans la guerre des Malouines. Une dernière chose : sans Maria partie photographier son Argentine, il n’y aurait pas de film. Tout le désir d’Horacio se matérialise sur le corps de Maria. Pareil pour Compain. Il a filmé Alejandra Lutteral, sa jeune actrice au corps de garçon, comme Hitchcock aurait filmé Tippi Hedren s’il avait pu bander pour elle. Le résultat est pour le moins érotique. »
LIBÉRATION – Louis Skorecki

« Frédéric Compain n’est pas Argentin. Il ne sait pas danser le tango, mais il a filmé Buenos-Aires comme un vrai « porteno ». Il n’est pas exilé non plus et il vient de réaliser, sur les troubles de l’exil, un film à faire chavirer « tous les imbéciles heureux qui sont nés quelque part » comme chantait Brassens. L’exil qu’est-ce que c’est ?L’arrachement et le voyage, la nostalgie et l’oubli, l’identité revendiquée et le reniement de soi. De ce remue-ménage des corps et des états d’âme, il a tiré ce « Buenos-Aires » qui nous berce comme un tango, se jouant avec une savante dextérité du flux et du reflux des émotions à fleur de peau comme des souvenirs dûment enfouis. Août 82 : Compain débarque à Buenos-Aires, en touriste, sans idée préconçue, pour humer le vent de l’Histoire. La dictature se remet mal d’e la défaite des Malouines. Il prend quelques notes avec sa caméra et rentre à Paris avec l’idée claire de revenir, parce qu’il avait envie dit-il, « de continuer à pénétrer dans ce pays en filmant sur le vif cette traversée, cette découverte ». Trois mois plus tard, le voici de nouveau, mais cette fois le peuple est dans la rue, il a retrouvé sa voix après sept ans de silence forcé. Compain filme toujours les manifestations, les clameurs de colère de la foule, les quais assoupis, les bals. Il rencontre des techniciens de cinéma, Alejandra une photographe, Mariano, de retour d’exil. Et ce noyau d’amis prend en douce son film d’assaut pour y inscrire sa propre histoire. Pour mieux dire le désordre des sentiments, on glisse la fiction dans le document : un couple argentin en exil à Paris se sépare. Elle rentre au pays pour quelques semaines. Il l’attend plutôt inquiet. Sans nouvelles, il part à sa recherche, guidé par les rares photos qu’elle lui a envoyées. Deux êtres écartelés entre la terre d’asile et la mère patrie, entre la rupture et les retrouvailles, la nostalgie et le deuil, les souvenirs insupportables et la réalité compliquées d’aujourd’hui.« Buenos-Aires allers et retours » se construit peu à peu, empruntant mille chemins de traverse comme ces vies malmenées. Comme la mémoire, la caméra glane les images contrastées : dialogues intimistes avec le père, l’écrivain Borgès, un passeur clandestinþ Rues désertées par la peur puis envahies par la foule vibrante de colère ; paysage urbain qui se dissout dans l’attente, luxuriance des rivages du Rio de la Plata ! Mariage réussi du texte et de l’image pour décrire cette ronde incessante où se poursuivent la rage, le soulagement, le doute, la honte et la douceur des souvenirs d’enfance. Rien de plus argentin, rien de plus universel que ce film inclassable qui nous fait sentir presque charnellement à quel point les grands fracas de l’histoire n’en finissent jamais de retentir dans les mémoires. »
TÉLÉRAMA – Agnès Bozon-Verduraz

LE MÉCÈNE (1983)

« Magistralement construit, ce film traite des rapports érotiques et aliénants qui s’instaurent par la pratique et le commerce de la peinture entre trois êtres qui auraient pu ne constituer qu’un triangle banal. Le réalisateur, dont la filmographie est déjà d’une grande richesse, fait preuve d’un sens plastique exceptionnel pour établir et faire évoluer les relations entre ses personnages, admirablement servi par les images d’Erwin Huppert, captant les couleurs et la lumière des Flandres. » POSITIF – « Ce film est assez exceptionnel et fait partie d’une authentique oeuvre de cinéma. Depuis 1974, Frédéric Compain n’a pas cessé de réaliser des courts, des moyens et des longs métrages. Il a à peine trente ans aujourd’hui et il a déjà signé douze films. « Le mécène » c’est d’abord un scénario très soigné, sur lequel ont travaillé quatre personnes, dont Gilles Taurand le scénariste d’André Téchiné pour « Hôtel des Amériques » et Jean-François Goyet scénariste de Jacques Doillon pour « La vie de famille ». Mais surtout « le mécène » est un jeu avec le cinéma : c’est le trio classique du mari, de la femme et de l’amant. Mais ici tout se passe comme si la mise en scène voulait attaquer, lutter contre l’histoire qu’elle met en place. Elle multiplie les points de vue sans rien altérer des passions. Elle est diablement intelligente, cette mise en scène et à mon avis elle bien partie pour constituer une véritable oeuvre de cinéma. »
ANTENNE 2 – Jean-Jacques Bernard

JOURNAL DE PATAGONIE (1985)

« Avec « Journal de Patagonie », Frédéric Compain approfondit un travail qu’il avait commencé avec « Buenos-Aires allers et retours ». Le jeu consiste à poursuivre un but fictionnel à travers le réel et l’imaginaire qui peut naître de rencontres fortuites ou provoquées. »
L’HUMA-DIMANCHE – Anne Calvet

« La beauté fière et sauvage de ce pays est superbement filmé. Le spectateur se perd un peu dans les chemins de traverse-mémoire-coeur-tête du Hollandais errant qui entend des voix dans le désert. Il reste qu’on est séduit » L’ÉVENEMENT – Colette Boillon

« Un journal de voyage qui ne ressemble à aucun autre. Le simple documentaire tourne au conte fantastique… Un documentaire fictif qui renouvelle le genre en donnant au tourisme académique un ton narratif et une dimension romanesque. »
LE FIGARO – Dominique Borde

« Journal de Patagonie » pour rêver… Belles images très personnelles d’un ailleurs ou mythes et réalité se confondent… »
RÉVOLUTION – Michèle Levieux

« Un voyageur entraîné à travers les paysages sublimes de l’Argentine par l’obsession de retrouver Joachim Bruce, un peintre hollandais, son frère d’origine et d’art. Dans cette deuxième réalisation de Compain consacrée à l’Argentine, la fiction s’est imposée dans le documentaire. Des images-tableaux à couper le souffle… Une heure magique… LIBÉRATION – Soda

« Merveilleusement filmé. »
LE MONDE – O.C

« Une quête mi-réelle, mi rêvée pour ce grand amoureux de l’Argentine »
LA DÉPÊCHE DU MIDI

RÉSIDENCE SURVEILLÉE (1986)

« Frédéric Compain ne s’est pas borné à faire une oeuvre dénonciatrice. Son film, réalisé dans un cinémascope qui donne à la moindre cage d’escalier un climat majestueux et théâtral, fourmille de morceaux de bravoure… Jacques Bonnaffé confirme qu’il est l’un des plus grands de sa génération. »
TÉLÉRAMA – Joshka Schidlow

« De superbes mouvements de caméra. »
TÉLÉRAMA – B. Génin

« Bonnaffé dans sa défroque de brute reptilienne porte à lui seul le film. Compain analyse avec justesse le phénomène de la  peur. Un film très intéressant. »
LA REVUE DU CINÉMA – R Bassan

« Confirmation de trois comédiens exceptionnels dont Maria Schneider, belle et convaincante dans un rôle inhabituel. »
MARIE CLAIRE

« François Siener : la révélation du film. « Résidence surveillée » à voir absolument pour son originalité et son intelligence. »
LIBERTÉ DIMANCHE

« Jadis auteur du remarquable « Journal de Patagonie », Frédéric Compain ici s’est planté ! »
LE CANARD ENCHAINE

« L’interprétation de la bombe Bonnaffé, la découverte de Patrick Bonnel, l’admirable photo de Dominique Lerigoleur… »
BIBA – Anne Andreu

« On s’attache à une oeuvre qui sort des sentiers battus, à l’interprétation de François Siener (remarquable dans l’ambiguïté) et de Maria Schneider, qui, mûrie, apporte des nuances psychologiques à son personnage. »
LE MONDE – Jacques Siclier

« La déception est d’autant plus grande que Frédéric Compain est un réalisateur sérieux et respecté. Que s’est-il passé ? »
POSITIF

« Frédéric Compain signe là un film particulièrement original où se mêlent angoisse, inquiétude et anxiété. Amateurs de suspense, vous aimerez ce film noir, parfois violent, toujours alarmant. A ne pas mettre devant tous les yeux et notamment ceux des plus jeunes vidéophiles. »
Sélection K7 – Chrisophe Sefrin

« Un film noir, très habilement construit. »
LE MATIN – Michel Perez

« Bonnaffé crispant. Affligé d’une mise en scène arrogante. Pour la sortie, prenez l’ascenseur, ça ira plus vite. »
PREMIÈRE – J.P Chaillet

« Bonnaffé exprime toute une gamme d’émotions subtiles à double tranchant. Aucune banalité dans la mise en scène. Un vrai film noir, très réussi. » STARFIX – Hélène Merrick  -« Un sujet fort, original. Habile pour créer des ambiances inquiétantes, Frédéric Compain filme son immeuble comme un labyrinthe clos où rode le mal. Bonnaffé se replace avec ce film dans le peloton de tête des jeunes acteurs français. »
7 À PARIS

PARANA (1989)

Prix « Villa Medicis hors les murs »

« En remontant le cours du Rio Parana, Frédéric Compain a réalisé un documentaire en forme d’essai littéraire où se profilent des interrogations sur l’éphémère, la réalité et l’histoire de la colonisation. En heure et demie de travail, d’images, en forme de défrichement, c’est un portrait subtil de l’Amérique latine d’aujourd’hui que dresse le réalisateur. Qu’est-ce que la réalité sur les rives du Parana ? Le documentaire censé la refléter par définition, ne cesse de se poser la question au long des vingt-trois chapitres qui le structurent, vingt-trois digressions essentielles… »
LE MONDE – Véronique Mortaigne

BERAU, SUR LES TRACES DE JOSEPH CONRAD (1993)

« Le film de Frédéric Compain, subtil, fin, parfois même sophistiqué, sera peut-être un peu elliptique pour qui n’est pas familier de l’oeuvre de Conrad. Mais les images surprennent chaque fois comme autant de visions. Et le charme opère, avec cette lenteur extrême-orientale, pesante, vaguement inquiétante comme un temps de mousson. On se laisse emporter… Voilà un bijou ciselé, travaillé, en hommage à l’inspiration tumultueuse, charnelle et tragique de Joseph Conrad. »
TÉLÉRAMA – Catherine Portevin

ELVIS AZIZ (1995)

« Le duo Laroque-Taghmaoui fait merveille »
TÉLÉ POCHE

« Après tout c’est le rôle de la comédie de désamorcer par l’humour les tensions de la vie réelle, même si, comme ici, on montre qu’on n’est pas dupe. »
FAMILLE CHRÉTIENNE

« Comme un zeste de tendresse au-dessus du volcan. Ce n’est pas prétentieux et tant mieux »
TV HEBDO

« Servie par des acteurs enthousiastes et talentueux, cette comédie se voit avec plaisir »
TÉLÉ STAR

« Said Taghmaoui excelle de drôlerie… Un bon divertissement. »
TÉLÉ CABLE HEBDO

« Cette aventure n’est pas seulement un moment de légèreté agréable… On réalise que sur le mode humoristique quand tout est dit avec douceur cela laisse plus de traces. »
LE COURRIER DE L’OUEST

« Une comédie débridée interprétée avec fougue »
PANORAMA DU MÉDECIN

« Les comédiens apportent rythme et humour à cette comédie charmante et plus subtile qu’elle n’en a l’air au premier abord. »
TV MAGAZINE

MOTHER INDIA (1996)

« Un film admirable »
TÉLÉSCOPE – Jean-Claude Arrougé

« Frédéric Compain démontre, par un commentaire sobre et des images splendides qui échappent aux poncifs, que l’Inde est aussi le pays de tous les espoirs »
TÉLÉRAMA

« Pétrifiant et édifiant »
TÉLÉ POCHE

« Bouleversant »
TÉLÉ-LOISIRS

« On reste abasourdi »
TÉLÉ 7 JOURS

LE VOYAGE D'UN FRANÇAIS DE L'INTÉRIEUR (1996)

« Ironique mais jamais méchant, Frédéric Compain se régale des contradictions le long d’un voyage original et attachant. »
TÉLÉRAMA – Nicole du Roy

« Un voyage épicé et touchant, finement distancié, travaillé aux antipodes du cynisme. »
LES DERNIÈRES NOUVELLES D’ALSACE – Antoine Wicker

« Au fil des prises de vues souvent superbes, le réalisateur fait apparaître une région riche, largement urbanisée, en rupture avec l’image d’une Alsace fière de ses traditions. »
L’ALSACE – Yolande Baldeweck

« Ce voyage est également initiatique. Frédéric Compain a signé un document pertinent et complet, amusant et grave, qui raconte bien les étonnements des visiteurs de l’intérieur. À travers l’exemple Alsacien se pose bien la grande question du Vieux Continent : comment demeurer singulier et ouvert à la fois? »
LE FIGARO – F.H

« – Au terme du périple de Compain, l’Alsace semble moins coincée entre France et Allemagne qu’entre une dynamique crée par sa diversité même et une amertume un rien systématique. Un docu rentre-dedans. »
LIBÉRATION – Anne Boulay

« La perception de la réalité de cette région est aujourd’hui encore largement déformée par des mythes enfouis dans l’inconscient collectif de la nation française. Rafraîchissant et subversif ce « voyage d’un français de l’intérieur » nous permet de découvrir l’Alsace là où on ne l’attendait pas. »
L’HUMANITÉ – Michel Muller

« Un portrait décapant. »
LE NOUVEAU QUOTIDIEN DE LAUSANNE

« Un voyage étonnant. »
OUEST FRANCE

MONTONEROS, UNE HISTOIRE ARGENTINE (1997)

« Les Montoneros revendiquaient l’héritage du mythique général Perón et s’engagèrent dans la lutte armée. Ils furent massivement exterminés -mais pas seulement eux- durant la dernière dictature (1976-1983). Pour creuser ce passé brouillé, Frédéric Compain part d’une couverture d’un journal local, hautement symbolique des temps nouveaux: Rodolfo Galimberti, un des ex-leaders Montoneros, aux côtés de Jorge Born, membre éminent de l’oligarchie. Ils viennent de s’associer alors que, en 1974, le premier organisa le rapt du second, qui recouvra la liberté contre 61 millions de dollars. La plus forte rançon au monde jamais extorquée. Comment en est-on arrivé là? Contrairement à ses autres documentaires qui suivent volontiers les méandres de la mémoire individuelle, Frédéric Compain entend, cette fois, faire oeuvre d’historien et régler son compte à la folklorisation de cette nation traumatisée. A travers les archives et les témoignages d’une extrême densité, il démonte l’ambiguïté des relations entre les Montoneros et le vieux général dont ils se réclamaient de son exil madrilène à sa mort. Éperonne par ses propres interrogations et une indignation latente, il débroussaille délicatement mais avec détermination l’épais réseau de contradictions, de non-dits, de sous-entendus des images d’hier et des mots d’aujourd’hui et parvient à renouer les fils d’une histoire refoulée »
TÉLÉRAMA – Agnès Bozon-Verduraz

« Excellent connaisseur des rives du Rio de la Plata, Compain dévide cette histoire complexe avec passion… »
LIBÉRATION – Gérard Thomas

« Restituant avec vigueur les principaux faits marquants de ce pays … un nouvel éclairage sur la sombre histoire de l’Argentine »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Karine Nakache

« Son excellent documentaire fait revivre le marché de dupes passé entre les révolutionnaires et le vieux caudillo… »
LE MONDE – Dominique Dhombres

«  Un récit rigoureux et exaltant »
LE POINT – Emmanuel Berretta

« Una pelicula realmente exceptional »
CANAL AMERICA – Horacio Verbitsky

ROBBE-GRILLET (1998)

« Un portrait inventif, excitant et ambigu… Humour et distance… On pense aux astuces de Peter Greenaway… Robbe-Grillet ne s’est pas simplement prêté à un documentaire sur lui-même. Avec Frédéric Compain, réalisateur inventif qui s’est intéressé à l’écrivain parce qu’il était aussi cinéaste, ils ont fabriqué un objet à facettes… Un jeu de pistes avec extraits de films remontés… excitant pour l’esprit… un autoportrait donné pour un portrait, où le portraituré manipule à son gré le narrateur-réalisateur. Un véritable essai, rare dans ce « Siècle d’écrivains » souvent compassé. »
LE MONDE – Michel Contat

LA BATAILLE DE LA PYRAMIDE (1999)

« Quand on parle rarement d’un documentaire d’architecture, il s’agit généralement d’une misérable visite guidée où les cameramen font des contorsions pendant que le commentaire off déroule une prose amphigourique. Le travail que Frédéric Compain présente aujourd’hui est à des années-lumière d’une telle vision. Pour commencer on ne montre pas l’objet: on en parle. On ne présente pas un produit : on raconte l’histoire d’un bâtiment. Nous sommes ici pour comprendre. Pour entendre parler d’architecture et non pas pour en voir – ce qui situe l’ambition une coudée au-dessus. Ça va être rasoir objecteront les amateurs de clichés. C’est plus que passionnant. Car il s’agit d’une histoire sociale…/… Frédéric Compain a convoqué tous les acteurs du feuilleton…/… Ce film, et par le fond et par la forme, est une ode au courage. »
TÉLÉRAMA – François Granon

COMMIS D'OFFICE (2000)

Prix du documentaire de l'année 2001, décerné par le Sénat

« Voyageant comme en terra incognita dans la juridiction pénale, filmant- ce qui est rare- en pleine audience… Un film qui perturbe et questionne… »
LE MONDE

« Ethnographie télévisée d’un métier, Commis d’office permet de saisir tous les contours et détours d’une justice qui se vit au quotidien dans l’expectative et la précarité de situations alambiquées et dans un face à face toujours évasif entre l’avocat et son client inconnu, masqué, entre demi-vérités et mensonges, acquittement et condamnation… »
LES INROCKUPTIBLES

« Là où le réalisateur fait particulièrement fort, c’est qu’il reussit à concilier remise en cause du système judiciaire et filmage vivant, à bonne distance… »
LIBÉRATION

« Passionnant »
TÉLÉ Z

« Un très bon documentaire… »
LE NOUVEL OBSERVATEUR

« Un tableau édifiant de la justice au quotidien »
L’HUMANITÉ

« Rapide, bien enlevé »
TÉLÉ LOISIRS

« Un étonnant documentaire… A aucun moment le film n’est caricatural… »
LE FIGARO

« Un film poignant »
L’EXPRESS

« Discrète, la caméra saisit sur le vif avec acuité, les situations qui se jouent au quotidien dans ce théâtre de drames humains. »
TÉLÉ 7 JOURS

EN PASSANT PAR L'URUGUAY (2000)

« Plus qu’un voyage documentaire, c’est un carnet de route contemplatif hanté par une voix off intime. Au hasard des rencontres et des silences, de la désuète Montevideo à la luxueuse Punta del Este, le plus petit pays d’Amérique du Sud dévoile ses forêts d’eucalyptus denses, sa plaine verte, ses eaux qui lèchent les villes, ses ponts inachevés, ses hommes à cheval, fiers sous leurs chapeaux, sa misère, ses paysans perdus, sa faune, ses rades, son passé militaire sanglant,ses fêtes foraines, sa beauté ombrageuse et ses indiens sacrifiés. Un panorama empirique et riche, conçu avec des yeux d’enfant émerveillé. »
LES INROCKUPTIBLES – E.C

CINDY RÊVE D'ARGENT (2001)

« Laetitia, jeune femme d’aujourd’hui,. Elle est caissière dans un supermarché de La Ferté-sous-Jouarre, elle a 21 ans, elle prépare son bac pour devenir comptable. Si elle ne se prive de rien, elle n’est pas bien riche. Que ferait-elle si elle gagnait 23 000 Euro ? C’était Cindy rêve d’argent, remarquable docu-fiction de Frédéric Compain. On y voyait Laetita, rebaptisée Cindy, vivre et improviser des situations, cocasses ou dramatiques, en compagnie de son père, travailleur qui n’a jamais eu l’esprit de révolte, ou de son petit ami, Bastien. Le boulot ? Elle le vit comme une pièce de théâtre. Son avenir idéal ? Une chaumière en forme de pavillon et le cœur de Bastien. Au fil du film, la réflexion de Cindy sur l’argent et sur l’existence évolue, s’affine. En contrepoint des questions qu’elle se pose,  des journalistes, des sociologues, des enseignants et des économistes donnent leur point de vue sur les règles du jeu social. Et sur Cindy. Le système va-t-il la broyer ? Comment résistera-t-elle à la sauvagerie de la société ? C’est d’autant plus passionnant que Compain, cinéaste et documentariste, montrait ce que la télé-réalité peut offrir lorsqu’elle est entre les mains d’un véritable artiste. Ses cadrages, ses lumières, ses choix de couleurs, son montage avaient souvent la force brultale d’un Pialat, l’inspiration d’un Godard. »
L’EXPRESS – Michel Grisolia

« Avec un sens aigu du rythme et de l’équilibre, Frédéric Compain traite d’un sujet sérieux sans jamais être ennuyeux. Le parti pris du mélange des genres, jonglage virtuose entre réalité, fiction et débat, est assumé et réussi de bout en bout. »
TÉLÉRAMA – Cécile Maveyraud

« Frédéric Compain trouve son originalité dans cet entrelacs de fiction, de débats et de réalisme. Subtilement et de manière ludique, il aborde pourtant notre dépendance et notre inertie…  »
LE MONDE – Catherine Rollot

« Allégorie cruelle et ingénieuse de la société de consommation… »
LIBÉRATION – François Aubel

« Original dans sa forme et constructif pour le fond… »
LE FIGARO – Isabelle Nataf

« Est-ce bien un documentaire? Oui, loin de pervertir la réalité, le procédé est criant de vérité… »
LA CROIX – Bruno Bouvet

« Une oeuvre remarquable, oscillant entre la fable grinçante et le documentaire… la forme sensible de ce film fragile et profondémenet engagé… Compain parvient à toucher du doigt les réalités les plus abruptes… »
LES INROCKUPTIBLES – Pierre Siankowski

COLLECTION ARCHITECTURES (1999/2005)

LE BAUHAUS
« Le résultat est passionnant. Ni tout à fait architecture ni tout à fait histoire, ce documentaire nous plonge dans un monde qui a disparu, celui des avant-gardes. »
TÉLÉRAMA – François Granon 

LE BATIMENT JOHNSON
« La caméra rase les murs porteurs puis s’élève au-dessus d’une terrasse, contourne et recontourne armatures et piliers, repasse par un escalier, s’imbibe de lumière. Ce premier épisode d’Architectures donne immédiatement envie de passer au suivant. »
LIBÉRATION – Anne-Marie Fevre 

LA CASA MILA
« Rencontrer physiquement une œuvre de Gaudi relève d’une expérience aussi rare et troublante qu’un trip sous acide…  S’agit-il vraiment de folie ? En dépit des apparences, rien n’est plus rationnel et ne s’appuie aussi solidement sur d’insatiables recherches géométriques qu’une œuvre de Gaudi. Tel est l’apparent paradoxe que le documentaire de Frédéric Compain explore à merveille. Concluant trois mois de bonheur esthétique, ce dernier épisode achève en beauté l’unique série télévisée consacrée aux œuvres architecturales. »
LES INROCKUPTIBLES – Nathalie Dray

L’ALHAMBRA DE GRENADE
«A l’intelligence du commentaire fait écho la rigueur des plans et du montage, le jeu des maquettes et les coups de théâtre qui jalonnent la visite et pour un peu nous inciteraient à laisser définitivement tomber le tourisme pour la télévision… »
TÉLÉRAMA – Vincent Rémy

LE TEMPS DES JUGES (2002)

« Une enquête particulièrement fouillée… »
L’EXPRESS – Laurent Chabrun

« Malheureusement le film de Compain sombre dans la confusion »
LE MONDE

« Passionnant et instructif »
20 MINUTES

« Mission réussie. Le pari n’était pas évident »
LE FIGARO – Nathalie Simon

« Les hypocrisies et les dessous de cette transformation de la justice se révèlent au grand jour. A voir absolument! »
FRANCE-SOIR – Jean-Etienne Juthier

« Intéressant mais pas toujours impartial… une mise en scène saugrenue… »
TÉLÉ-STAR

« Une mise en perspective précise des faits »
TÉLÉ 7 JOURS

« Un film qui n’apporte rien de nouveau à la compréhension »
TÉLÉRAMA

« Un magnifique travail de montage »
TÉLÉRAMA…

« Un remarquable documentaire… Compain analyse avec une grande clarté ce jeu complexe »
LES INROCKUPTIBLES – Jean-Marie Durand

LE MONDE SELON BRICE (2003)

Prix Adolphe Grimm

« Qui, de Brice, hors du commun, ou de Frédéric Compain, le réalisateur qui le filme, nous bouleverse le plus ? Les deux bien sûr, puisque le second saisit toutes les nuances douloureuses et poétiques du premier, de sa caméra aiguisée au fil d’une sensibilité aiguë, tendue, débarrassée des affects et de tout sentimentalisme simpliste. Un reportage où onirisme et réalité ne font plus qu’un. Merveilleux. »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Colette Mainguy

« Frédéric Compain a réalisé un portrait drôle et touchant de ce petit garçon entre le réel et l’imaginaire, une sorte de conte moderne qui n’est ni un documentaire ni une fiction. »
LE FIGARO – Isabelle Nataf

« Brice a du génie. Frédéric Compain aussi. Pour en réaliser le portrait, pour en pénétrer mieux la vie et l’imaginaire, le réalisateur s’est approprié les mots et les héros du jeune garçon. Plus exactement, il s’est laissé guidé par lui, il lui a offert ses outils de documentariste pour le laisser se raconter lui-même. Avec une pudeur et un respect magnifiques, Frédéric Compain a laissé à Brice le soin de dire ce qu’il veut de lui, sans jamais départager à sa place l’imaginaire de la réalité. Le spectateur ne se pose pas la question. Que lui importe de toute façon de savoir ce qui est vraiment réel de ce qui ne l’est pas tout à fait, puisque tout ce qui est dit dans ce film est beau et passionnant. Rien n’est mensonger : les histoires de Brice parlent toujours de lui et en apprennent sur lui, directement ou indirectement. Frédéric Compain a accordé à Brice de n’être pas que la somme de ses événements quotidiens mais aussi son imaginaire. Il lui offre une étonnante liberté. Et c’est le spectateur qui en est reconnaissant »
L’HUMANITÉ HEBDO – Anne Roy

« Frédéric Compain, réalisateur prolifique et élève dissipé du documentaire… Quelle intrigante surprise que ce Monde selon Brice ! Sans cesse entre fiction et documentaire, le film prend des allures de conte moderne espiègle et poétique. En apparence, il se passe trois fois rien. En fait on assiste à une plongée in vivo : piratant les genres, le film ne décrit rien d’autre que la réalité intérieure de Brice, ses élans imaginaires, ses échappées oniriques. Profondément généreux, ce documentaire inclassable fascine autant qu’il déroute. »
TÉLÉRAMA – Florence Broizat

« Touchant, juste et naïf juste ce qu’il faut, le documentaire parvient à capter avec beaucoup d’acuité les enjeux de la fragilité pré-adolescente. Une belle réussite, dans la lignée de l’un des précédents films de Compain, « Cindy rêve d’argent » où déjà se mêlaient avec beaucoup de réussite fiction et réalité. »
LES INROCKUPTIBLES – Pierre Siankowski

« Comment classer ce film où le documentaire le partage à la fiction, l’imaginaire enfantin au réel ? Peut-être tout simplement dans le domaine de la poésie. »
PÈLERIN MAGAZINE – F.G

IRIS TIME (2003)

« Ce magnifique hommage, réalisé avec une inventivité qui aurait plu à Iris Clert, nourri de témoignages des artistes encore vivants et de critiques chaleureux comme Pierre Descargues ou Pierre Sterckx, lui rend enfin justice…/… Merci, Frédéric Compain ! . »
TÉLÉRAMA – Bernard Heitz

« Jeu de piste nostalgique, le documentaire tisse un portrait tout en légèreté de celle pour qui l’art était avant tout une fête, subversive et gratuite. »
LES INROCKUPTIBLES – N.D

NATHALIE PERD LE NORD (2004)

« Frédéric Compain fait d’elle l’héroïne d’un conte initiatique à la portée universelle. Entre élans poétiques et contingences terre à terre, il nous donne à entendre la petite voix intérieure de Nathalie, qui dit tout de ses états d’âmes, et beaucoup sur l’ambiguïté des rapports Nord/Sud. »
TÉLÉRAMA – Isabelle Porte

« Nouvel eden ou petit enfer? Aucune réponse tranchée, comme toujours chez Frédéric Compain, réalisateur au long cours, connu pour son goût à écrire des fables du réel. Dans la lignée de ses très remarqués « Cindy rêve d’argent » et « Le monde selon Brice », ce portrait excelle à montrer un décor et son envers…/…  Le commentaire est souvent acide et toujours bien vu… »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Emmanuelle Porte

« Nathalie réalise son rêve de Maroc. Frédéric Compain filme ses doutes et ses espoirs…/… C’est dans cette frange entre une réalité rêvée et les premiers pas sur terre que Frédéric Compain pose sa caméra, scrute les interlocuteurs de Nathalie, ses discussions avec ses amis et connaissances, et les petites anecdotes du quotidien qui révèlent la saveur de cette nouvelle vie qui se dessine. Peu à peu l’héroïne découvre les hésitations, la solitude, la culpabilité, s’interroge sur ce qu’elle peut ou doit faire pour un enfant des rues saisi la main dans son sac et voué à un centre de rééducation. Peu à peu Nathalie doit se construire une vie au jour le jour, sans certitudes »
L’HUMANITÉ – Anne Roy

« A travers cette expérience vécue, racontée comme un conte universel, Frédéric Compain évoque avec talent le chamboulement intérieur de ceux qui décident de changer de vie et la complexité des relations entre les Occidentaux et les Maghrébins. »
LE PÈLERIN – LM

« Comment filmer l’avancée d’un exil intérieur? Comment capter le détachement et la perte de repères chez une apatride volontaire? Frédéric Compain a sciemment dépassé le cadre du portrait pour ébaucher une définition de l’identité et du déracinement aujourd’hui…/…Raconter le parcours de plusieurs personnes à travers une histoire personnelle. C’est ce que réalise ici merveilleusement Frédéric Compain en filmant Nathallie…/… Un documentaire original qui, pour une fois, renverse la problématique de l’intégration. »
LE MONDE

« Comment traduire filmiquement le dépaysement, la solitude, presque palpable dans chaque plan, et les fluctuations de cette âme en quête d’elle-même.? …/… Une fable du réel sur le temps qui passe, les chances, les désillusions et la vie qui repart…/… C’est ce désarroi, traversé de tentatives avortées, de détresse vertigineuse et d’espoir rassérénant que raconte le film de Frédéric Compain. À l’image de ses autres films, le réalisateur opte pour un savant mélange des genres, construisant, à partir d’un matériau biographique du réel, une fiction, où chaque personnage joue son propre rôle, dans de longs plans languides. Jusqu’à l’épilogue magnifique où Nathalie, quittant son ryad sans fenêtre sur l’extérieur, rejoint, apaisée, les hauteurs enneigées de l’Atlas, où, singulièrement, le Nord et le Sud se confondent… »
LES INROCKUPTIBLES – Nathalie Dray

CITÉS À LA CASSE (2006)

« L’occasion pour Frédéric Compain de réfléchir sur la difficulté de la rénovation urbaine, tiraillée entre la nécessité d’améliorer l’habitat et le respect des racines de ceux qui y vivent. Il apparaît que seule la démocratie locale permet d’éviter les conflits en ajustant les aspirations des habitants au renouveau urbain. »
LES INROCKUPTIBLES – Jean-Marie Durand

« Un regard intelligent et sans complaisance sur deux cités promises à la destruction. »
TÉLÉ MAGAZINE

« Une soirée thématique inégale dominée par l’excellent documentaire de Frédéric Compain. De ce film qui laisse la parole très largement aux principaux concernés, souffle un grand vent d’humanité. »
L’HUMANITÉ DIMANCHE – Caroline Constant

« Un état des lieux saisissant. »
TÉLÉ LOISIRS

« Réalisé par un des documentaristes de la série ‘Architectures », le second film de la « soirée théma »  creuse davantage son sujet. La réussite du film de Compain tient à ce que des situations hétérogènes permettent de saisir globalement, d’une part les inflexions d’une politique urbaine sur un demi-siècle, d’autre part les logiques complexes et ambivalentes qui s’affrontent aujourd’hui plus que jamais, au rebours de l’idée reçue qui propose la démolition pure et simple de ces cités comme une panacée. »
ARCHISCOPIE – Rémi Guinard

« Un diagnostic complet et percutant. »
TÉLÉ 2

« A défaut de rétablir un dialogue entre les parties, ce film dresse un état de fait fataliste et sans audace. »
TÉLÉRAMA – Chloé Aeberhardt

« Un documentaire précis sur la mobilisation de locataires qui refusent d’être expulsés. Les habitants se révèlent d’émouvants personnages de film, avec leurs souvenirs ou leurs colères contenues. »
LE MONDE – Catherine Bédarida

BHOUTAN, NAISSANCE D'UNE DÉMOCRATIE (2007)

« Sans se départir d’une douce ironie, Frédéric Compain raconte cette transition démocratique dans un film aussi drôle qu’humaniste, dont les très belles images rendent hommage à la beauté stupéfiante des habitants et des paysages bhoutanais. »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Cécile Deffontaines

AIRBUS-EADS : UNE AFFAIRE D'ÉTATS (2008)

Grand prix Franco-Allemand du journalisme 2010

« Du suspens, des coups fourrés, des euros comme s’ils en pleuvaient et même des femmes qui complotent pour leur amant : la saga de l’Airbus A 380 racontée comme un polar ou comment Arte essaie de renouer avec l’enquête en télévision… /… En 90 minutes, le film repose sur une alliance inédite entre le sérieux d’une enquête de fond (avec un journaliste des Echos, spécialisé dans l’aéronautique) et une narration efficace (avec un réalisateur familier des formats longs)…/… »
RUE89 – David Servenay

«… Pas de scoop dans cette longue mais passionnante saga politico-financière. Après deux ans d’enquête minutieuse, d’interviews de grands patrons et de syndicalistes, nazairiens et toulousains, Frédéric Compain et Bruno Lancesseur remontent aux sources du scandale. Ils montrent comment dix ans de rivalités franco-allemandes  – mais aussi franco-françaises – d’intrigues de palais, de luttes d’ego et de clans ont failli couler un joyau de l’industrie européenne. Et comment les salariés paieront finalement les erreurs de leurs dirigeants. »
OUEST FRANCE – Jean Delavaud

« Dans ce film, il y a du sang, des larmes, des trahisons, des meurtres, des affaires d’Etat et des luttes d’egos… En quatre-vingt-dix minutes Frédéric Compain parvient à raconter quinze ans d’une des plus incroyables sagas aéronautiques que l’Europe ait jamais écrites… / … »
LIBÉRATION – Alexandra Schwartzbrod

« … Documentaire que je vous recommande chaudement si vous vous sentez parfois perdu quand on vous parle, ici ou ailleurs, d’EADS, la maison-mère d’Airbus… C’est tout cette histoire -cette dérive!- que raconte le documentaire diffusé, ce soir à 20h40. Tout y est expliqué avec beaucoup de clarté. Et une forte dose d’humour et d’ironie, ce qui ne gâche rien … »
FRANCE INTER – Philippe Lefébure

« Monté comme un thriller, avec des images et des témoignages inédits, commenté d’un ton décapant… /… »
L’EXPRESS – Valérie Lion

« C’est aussi une comédie de mœurs, doublée d’une lecture d’un certain mode de management… »
L’HUMANITÉ – Fernand Nouvet

« … Le film montre aussi à quel point le monde de l’aéronautique exacerbe les fiertés nationales, les rivalités entre patrons, les luttes de pouvoir. Beaucoup a déjà été dit et écrit sur cette période d’affrontement et de crise mais le documentaire offre l’avantage de donner la parole aux témoins allemands, syndicalistes, ingénieurs, ancien président et actuel patron d’Airbus qui livrent leur analyse de ces années folles – 2006 et 2007 – où Airbus a plongé dans la plus grave crise de son existence. Des témoignages essentiels pour comprendre les rouages secrets de la plus grande entreprise européenne. »
LE FIGARO – Véronique Guillermard et Yann Le Galès

« Une excellente enquête documentaire. C’est l’histoire d’une course au profit…/… Ce film apporte des réponses. Il est le fruit d’une enquête très fouillée avec des témoignages de première main. On assiste à un véritable roman politico-industriel, avec des enjeux de pouvoir et d’argent dépassant le sens commun… »
LE PÈLERIN – Ph. R

« Si le documentaire de Frédéric Compain sur la triste et édifiante histoire d’Airbus et d’Eads est si réussi, ce n’est pas seulement parce que les principaux antihéros de l’aventure ont accepté de parler…./… Ce n’est pas non plus parce que le découpage et le sens du récit, joignant les archives à l’enquête, permettent de rendre simples les événements…/… ni parce que ces événements rappellent une lutte entre nobles et commis de l’Etat à la cour du Roi-Soleil ; ni parce qu’il s’agit, en résumé, de l’histoire d’un déchaînement de vanités, d’appétits et d’erreurs techniques sur fond d’orthodoxie ultra-libérale et de désengagement de l’Etat ; ni parce que ce déchaînement sans contrôle tourne à la fable…/… Si ce documentaire est remarquable, c’est parce que l’enquête et le point de vue sont tenus par un ton : celui de la satire –disons, voltairienne. Rien ne vaut l’ironie, cette colère contenue et civilisée, pour faire entendre le scandale…/. »
CHARLIE HEBDO – Philippe Lançon

L'ŒIL DE VERRE (2008)

Prix du festival international de Liège - Prix du jury et prix du public du festival "Manière de voir" - Prix Andica

« Frédéric Compain nous fait découvrir avec poésie et tendresse l’œuvre de William Utermohlen. Son film nous emmène au plus près du processus de création artistique… »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Véronique Macon

« Une odyssée fatale dont ce documentaire traduit l’intensité jusqu’au vertige »
TÉLÉRAMA – François Ekchajzer

SAUVE QUI PEUT LA RETRAITE (2009)

Étoile de la SCAM

« Pour attaquer de front le lourd dossier des retraites, Frédéric Compain nous propose de suivre le parcours de Jeanne, salariée d’une agence de pub, qui, à la veille de ses 60 ans, entreprend de regarder en face ce moment où elle aura tout d’un coup tout son temps. Le film ne se contente pas d’enregistrer un témoignage humain, mais entend décrypter tout le système des retraites. Compain a déjà prouvé qu’il savait mêler la fiction et le documentaire. Le film relève le défi de la vulgarisation. »
TÉLÉRAMA – Valérie Hurier

« Plein d’humour et cependant informatif »
TV GRANDES CHAÎNES

« Un documentaire sensible. Aussi instructif qu’émouvant, un document à enregistrer et à partager. »
LA VIE – FP

« Rien n’échappe à la quête de Jeanne. Un film remarquable, pédagogique et parfois dérangeant ! »
PÈLERIN MAGAZINE – E.H

« Sur les pas de Jeanne, publicitaire guettée par la limite d’âge, une comédie documentaire sur le monde de la retraite. Ce journal intime d’une bientôt retraitée permet à Frédéric Compain d’interroger avec un ton aussi comique que poétique, les histoires de vie qui se cachent derrière le mot retraite. »
LE COURRIER PICARD

« Un beau docu-fiction sur un problème d’actualité vu d’une manière décalée. »
LA NOUVELLE RÉPUBLIQUE

« Un documentaire original, qui prend la forme d’un journal intime. A la fois instructif et cocasse. »
FAMILLE CHRÉTIENNE – S.D

« Finesse et humour »
STRATÉGIES

« A l’heure de prendre sa retraite, chacun dans son coin fait ses comptes, ultimes reflets des inégalités. Des restes de solidarité subsistent. Mais le problème n’est pas seulement comptable. Le mérite du documentaire de Frédéric Compain est d’évoquer la question de la retraite dans ses différentes dimensions : économiques, mais aussi sociales et humaines. »
LE MONDE – J-B de Montvalon

« Sous l’œil complice de Frédéric Compain, qu’elle connaît bien, Jeanne entame un périple au pays de la retraite, interrogeant avec humour et fausse naïveté les notions de travail, de statut social, d’argent, de rapport aux autres. »
LA MARSEILLAISE

« Ce film délicat, complet, joliment mis en scène, prend le sujet à bras-le-corps. Jeanne la curieuse ne sait pas aller à reculons. On aimerait la retrouver bientôt devant la même caméra dans sa nouvelle vie. »
LE NOUVEL OBS – Maryvonne Ollivry

 

« Sans se départir d’une douce ironie, Frédéric Compain raconte cette transition démocratique dans un film aussi drôle qu’humaniste, dont les très belles images rendent hommage à la beauté stupéfiante des habitants et des paysages bhoutanais. »
LE NOUVEL OBSERVATEUR – Cécile Deffontaines

VERSAILLES LA VIE DORÉE (2009)

« Tout est prétexte à des échanges d’une joyeuse érudition, allant de l’anecdote à l’analyse…/… Ce siècle épris de liberté et de plaisir méritait bien ce film riche et inventif… »
TÉLÉRAMA – Isabelle Poitte

« Un documentaire très original sur le siècle des Lumières qui prend la forme d’un dialogue à bâtons rompus avec l’historien et scénariste Jacques Dubuisson. Tout en arpentant les allées du château, il rajuste une mouche sur la joue d’une élégante, donne un conseil de maintien, apprend une anecdote à une fausse Madame de Pompadour. Foisonnant, le documentaire de Frédéric Compain revêt une forme originale et ludique … »
L’HUMANITÉ – Caroline Constant

AUX PREMIÈRES LOGES (2011)

« Devant la caméra de ce réalisateur expérimenté, « les gardiens » diffusent leur humanité en des lieux qui en manquent foncièrement. Ils endossent un costume bien large pour leurs épaules. « Il faut vraiment avoir un gros cœur pour tout accepter » confie l’un d’entre eux. »
LE MONDE – J-B de Montvallon

« « Aux premières loges », diffusé mardi 1er mai sur France 2, montre un pays que chacun croit connaître même s’il n’y habite pas. Celui où la caméra entre en contre-plongée pour faire mesurer la hauteur d’une barre d’immeuble, où elle se faufile dans des caves obscures, entre des murs sales. Mais en prenant comme guides les gardiens de ces cités, Frédéric Compain en donne une image à la fois plus lucide et moins désespérante que le cliché habituel. D’abord, ils sont tous heureux de faire ce métier. « C’est ma passion », affirme Djilali ; « J’aime travailler ici, même si c’est pas facile », confie Aïcha, qui prend la peine de lire les graffitis avant de les effacer. « Robinson demanda à Zoé de la croire et Robinson crut Zoé », déchiffre-t-elle, presque fière de ces vandales un peu poètes. Du Val-de-Marne à la Seine-Saint-Denis, les gardiens employés par l’organisme Toit et joie constituent une petite famille avec sa mémoire, ses histoires : « Tu te souviens, le jour où M. Chenu a trouvé un bébé dans une poubelle ? » « Tu sais que Lucie a accouché une de ses locataires ? »Les locataires, on les voit peu, mais on lit le courrier qu’ils adressent à Toit et joie : « La gardienne a mis des micros partout… » « Je ne dors plus depuis que je sais que notre gardien part à Nice. Il faut que le prochain soit musclé et poli, serviable et pas trop bavard… » Quand ils se retrouvent dans des séances de formation pour simuler l’explosion d’une chaudière ou apprendre à rédiger des rapports « précis, concis et objectifs », les gardiens partagent aussi leurs difficultés : pour les habitants, « on est un peu électricien, un peu plombier, un peu gardien de la paix, et c’est pas ça », soupire l’une. « L’agressivité, la plupart du temps, on encaisse », explique l’autre. Mais il faut voir le désarroi de Nadine découvrant que sa corporation est désormais autorisée à s’armer d’un bâton et d’un aérosol : « C’est n’importe quoi… » Celle que les enfants de sa cité surnomment en riant « la sorcière » préfère chanter : « La vie est belle, tous les jours, je sors les poubelles, yo ! » Alors la caméra se retire sur la pointe de son pied. Le ciel réapparaît au-dessus de la barre. Salut, la France des gardiens ! »
LE MONDE – Isabelle Talès

« Avoir choisi comme marqueur de la société ces gardiens d’immeuble est une excellente idée. Sans éluder la situation dans les banlieues, le documentaire de Compain en montre également une autre facette sans misérabilisme ni fatalisme, parfois avec beaucoup d’humour »
LE FIGARO

« Un émouvant plaidoyer pour l’ouverture et la mixité, signé Frédéric Compain, qui, à travers une succession de portraits nous ouvre les portes d’une communauté bien souvent peu connue voire mal perçue. »
LE PARISIEN – C.B.

« S’il porte en creux un regard sur des cités trop souvent ghettoïsées et livre quelques beaux témoignages, le film n’échappe pas à une forme d’ode trop systématique au métier de gardien. »
TÉLÉRAMA – Valérie Hurier

« Les concierges, tels que les ont décrits et représentés la littérature et le cinéma jusqu’aux années 1950, c’est du passé…/… Ce documentaire dans toute sa complexité nous fait découvrir un monde que l’on croyait connaître…/… » NOUVEL OBS /Temps forts Télévision – Eric de Saint Angel

« Après un documentaire sur Eads qui lui a valu le Prix franco-allemand des journalistes, après d’autres polémiques comme un documentaire sur l’affaire du sang contaminé qui n’a pas pu voir le jour, il en connaît un rayon en matière de censure déguisée. Quand on le présente, on aime parler de son ton caustique mais on rit souvent jaune…/… son film est un regard enfin intelligent sur ce qui se passe dans ces fameuses banlieues qui seraient devenues des zones de non droit. : Saint Denis, Villiers Le Bel.  C’est aussi une vision pleine de poésie et d’humour sur le quotidien de leurs habitants…/… »
BLOG VIALATION, « Tentative d’épuisement d’un lieu du blog »

LA FIN DES ASTRONAUTES (2012)

« Frédéric Compain et Serge Brunier n’hésitent pas à mettre les pieds dans le plat en se demandant s’il est nécessaire d’envoyer des hommes explorer l’espace…/…  Une réflexion passionnante et riche en témoignages »
LE FIGARO – Isabelle Nataf

« De Cologne à Houston en passant par Moscou, le documentaire donne la parole à plusieurs grands noms de la conquête spatiale pour établir un bilan sans concessions et questionner l’avenir improbable de cette aventure humaine. »
LA CROIX – Jeanne Ferney

« Ce documentaire prend des airs de film de science-fiction »
OUEST FRANCE – Anaïs Gontier

« Cet excellant documentaire relève le défi de dresser un état des lieux lucide –et donc peu réjouissant- de la conquête spatiale et de son avenir sans pour autant briser le rêve persistant. Ecrit avec finesse et humour, ce film passionnant, érudit et léger à la fois, rassemble les répondes d’astronautes et de scientifiques, parfois contradictoires et toujours édifiantes. »
LE MONDE – Hélène Delye

« Ce film est un coup de poignard porté à l’utopie stellaire. C’est aussi une réflexion passionnante sur la conquête spatiale et une flânerie joliment mise en image. »
TÉLÉRAMA – Marc Belpois

« Ce documentaire se révèle passionnant »
TÉLÉ LOISIRS

GUILLAUME LE CONQUÉRANT (2013)

« Saluons aussi la très bonne idée d’animer la tapisserie de Bayeux, remarquable façon de commenter une source de façon ludique. »
Histoire pour tous – Olivier Thomas

« Le documentaire séduit par sa fluidité narrative…/…Cependant piètres tentatives d’animation de la tapisserie de Bayeux. »
TÉLÉRAMA – Hélène Rochette

« L’animation de la tapisserie de Bayeux est d’une judicieuse lisibilité …/…  Mais c’est le parti pris des extérieurs, qui tourne le dos à la reconstitution en studio, qui fait la force de cette évocation d’une aventure au grand vent, au rythme soutenu. »
LE MONDE – Philippe-Jean Catinchi

« Le choix de ne pas tourner en studio est un atout… tout comme le recours aux commentaires et aux analyses des historiens des universités de Caen, Pierre Bouet et François Neveux, ou de Reading, Lindy Grant, qui donne au film la dimension d’une véritable leçon d’histoire. Proposer une oeuvre historique télévisuelle de qualité et accessible à tous n’est pas une tâche aisée. C’est pourtant le pari réussi de l’équipe de Guillaume le conquérant, docu-fiction retraçant la vie du plus célèbre des ducs de Normandie, une production qui réussit à éviter les pièges de ce format si particulier. »
L’HISTOIRE – Olivier Thomas.

« Le genre du docu-fiction est toujours un peu risqué. Ce mélange entre interventions d’historiens et scènes jouées par des acteurs pas toujours très professionnels donne souvent  l’impression de reconstitutions en toc et bon marché, sans parler d’une certaine habitude à tomber dans la fiction pure, ce qui est un souci pour un documentaire d’histoire. Nous étions donc un peu méfiants en lançant ce « Guillaume le Conquérant » mais, très vite, l’inquiétude a fait place à une véritable surprise, une très bonne surprise. Un docu-fiction très soigné : après une courte ouverture très cinématographique, évoquant notamment Hastings, le réalisateur Frédéric Compain a la bonne idée de commencer son film par les coulisses du tournage du docu-fiction. Cela donne un côté décalé assez charmant, tout en permettant de ne pas mentir sur la marchandise. De plus , dès les premières images du film, on a remarqué qu’on serait loin du côté « cheap » de certaines productions…/… D’ailleurs, la qualité de la photo donne envie ! La bataille d’Hastings, cœur du documentaire, est une reconstitution excellente, et même impressionnante.  Le côté « fiction », on l’a dit, est une excellente surprise. On a un peu de mal au début avec le jeu du comédien incarnant Guillaume (Vincent Deniard), mais finalement il s’en sort très bien, comme tous les autres. Leurs interventions, comme souvent dans ce genre de production, font un peu trop théâtrales, mais comme elles sont tirées de sources d’époque, ce n’est pas si étonnant. Ce qui est en tout cas à saluer est la qualité des reconstitutions…/… L’utilisation du numérique pour augmenter le nombre de navires ou d’hommes est à peine visible ! Un vrai documentaire d’histoire : A l’inverse de docu-fictions se prenant à tort pour des péplums de Ridley Scott, ce « Guillaume » utilise tous ses moyens pour nous donner une véritable histoire, sans en appeler à la fiction ou aux fantasmes ni en rajouter sur les effets.  Chose trop rare, le commentaire a une analyse critique des sources…/… Une grande réussite : avec ce « Guillaume le Conquérant », nous avons enfin trouvé un docu-fiction réussi à tous les niveaux : reconstitutions, clarté des interventions des spécialistes, animations et réflexion sur les sources et le travail des historiens. On regrettera seulement des bonus un peu limités (le making-off trop court), mais ce n’est qu’un détail tant le film s’avère incontournable sur le sujet. »
HISTOIRE POUR TOUS – C.Naudin (à l’occasion de la sortie en DVD). 

LES ÉMIRATS OU LES MIRAGES DE LA PUISSANCE (2014)

« Passionnante mosaïque d’archives et de témoignages. »
TÉLÉRAMA

« Une incroyable histoire retracée par Frédéric Compain dans ce documentaire passionnant. »
LIBÉRATION

« Évitant les écueils du réquisitoire ou de l’hagiographie, Frédéric Compain a interrogé les artisans de cette ascension, racontée au fil de belles archives par les voix du Golfe. »
LE FIGARO

« Emirats, le nouvel âge d’or du monde arabe ? Un nouveau documentaire passionnant de Frédéric Compain »
LE MONDE

« Frédéric Compain raconte la fabuleuse aventure des émirats du Golfe. Se succèdent les voix d’historiens, entrepreneurs, hommes politiques, femmes du Golfe qui, avec le recul, portent un regard sur le passé, le présent et envisagent l’avenir de leurs pays. Passionnant. »
LA CROIX

« Un remarquable document qui retrace l’histoire des émirats. »
L’OBS

« Un retour fascinant sur ces empires surgis des sables. Un film passionnant, des entretiens de qualité, et des prises de vues saisissantes de ces villes tutoyant les cieux. »
LA VIE

« Ce passionnant documentaire nous immerge au cœur d’une civilisation aux multiples paradoxes. »
VALEURS ACTUELLES

« Dynasties séculaires, impérialismes pétroliers, tiraillements modernes : 110 minutes pour comprendre les émirats arabes. »
PARIS MATCH

« Le récit passionnant, bien illustré de cette histoire étonnante. »
TV GRANDES CHAÎNES

« Vivante et intelligible, cette fresque foisonnante sur la fulgurante ascension des émirats se révèle captivante. »
TÉLÉ POCHE

« Le récit bien illustré et didactique d’une histoire étonnante. »
TÉLÉ 2 SEMAINES

« Ce documentaire passionnant, truffé d’images d’archives, est un captivant cours d’histoire. Ils ont du pétrole et des idées ! »
TÉLÉ LOISIRS

« Fort d’images splendides et de témoignages précis ce documentaire retrace avec brio l’histoire des Emirats. »
TÉLÉ CÂBLE SATELLITE

« Cette fresque foisonnante se révèle captivante. »
TÉLÉ STAR

« Le documentaire, ponctué d’images d’archives et de nombreux témoignages d’historiens et de personnalités du Golfe, se révèle très instructif. »
PÈLERIN

« Aujourd’hui on regarde quoi ? Nos experts télévision sélectionnent pour vous ce qu’ils estiment être les meilleurs programmes. Ce soir : Emirats**** le documentaire passionnant de Frédéric Compain. »
LE PARISIEN

LA GUERRE DES BOUTONS N'AURA PAS LIEU (2015)

« Mort au front en 1915, Louis Pergaud, ou plutôt son fantôme (présent par la voix de Frédéric Compain), est de retour à Landresse, village de Franche-Comté plus connu sous le nom de Longeverne, fief des héros turbulents de La Guerre des boutons. A l’orée du XXe siècle, Pergaud y fut instituteur pendant deux ans, le temps de se mettre à dos l’ensemble des villageois, qui lui reprochaient — entre autres — son anticléricalisme… Mais c’était avant que son roman ne devienne un symbole national et une fierté locale. Que reste-t-il aujourd’hui de l’esprit frondeur de ces aventuriers en culottes courtes qui ne craignaient qu’une chose : devenir « aussi bêtes que les adultes » ? Qui sont les héritiers de Lebrac, Petit Gibus, Camus et les autres ? Pergaud/Compain livre à la première personne ses réflexions, souvent à l’emporte-pièce, sur la vie à Landresse : un gamin déluré déclare préférer la pêche à l’école et voilà notre « spectre » tout revigoré de constater que les enfants n’ont finalement pas tant changé… Il croit même retrouver un peu de « son » Lebrac, le rebelle chef de bande, en la personne de Guillaume, 14 ans, sage apprenti boucher. Des cabanes dans les bois, le lapin qu’on « déshabille » pour le déjeuner, la fête des foins remplacée par un concert de rock, les « petites bêtises » moins savoureuses que les querelles de clochers d’antan… Ce « je » venu du passé traque moins les marques du temps qui passe que le semblant d’éternité qui enrobe ces enfances paysannes. Au fil de rencontres trop superficielles, le film en esquisse un portrait impressionniste, attachant, plein de douceur… et joliment idéalisé. »
TÉLÉRAMA – Isabelle Poitte

« Ne ratez pas : « La guerre des boutons n’aura pas lieu » . En filmant la vie des gamins du village d’aujourd’hui – 231 habitants recensés en 2012 -, Frédéric Compain jette un pont entre passé et présent, réalité et roman, et détricote en douceur les idées reçues sur le monde rural et la Communale du siècle passé, si souvent idéalisés. »
TÉLÉ STAR

« C’est un documentaire intéressant tourné l’année des cent ans du livre. Frédéric Compain a passé plusieurs mois dans le village de Landresse, dans le Doubs, car c’est cet endroit qui avait inspiré Pergaud à l’époque pour écrire son histoire. Le réalisateur a eu la bonne idée de filmer le quotidien des enfants d’aujourd’hui, afin de le comparer à celui des petits héros du film. Et par un procédé original, le « fantôme » de l’auteur revient narrer l’histoire. »
PREMIÈRE

« Le documentaire use d’un dispositif original pour comparer les enfances décrites dans le roman de 1912 et celles d’aujourd’hui, en ressuscitant Louis Pergaud par l’intermédiaire de la voix off du narrateur. Ainsi teinté de romanesque, le film s’attache toutefois à décrire les réalités de 1912 et 2016, égratignant d’une part l’idéalisation des campagnes du XXe siècle, détricotant de l’autre le cliché d’une jeunesse contemporaine de moins en moins attachée à la ruralité. En effet, si La Guerre des boutons participe aujourd’hui du mythe de la France des clochers et de ses villages éternels, Louis Pergaud, hussard noir de la République, anticlérical, divorcé et socialiste, était en butte à l’hostilité de la population locale, au point que le maire de Landresse avait obtenu sa mutation après deux ans de service. De son côté, l’ancien instituteur ne cachait pas son mépris à l’encontre des adversaires de la « communale », écrivant : « J’ai déjà toute cette plèbe puante contre moi. » Natif de Franche-Comté, Louis Pergaud partage cependant avec cette « populace », comme avec les enfants d’aujourd’hui, l’amour de la nature et des traditions campagnardes. L’attachement au terroir des enfants se manifeste, en outre, par leur participation aux fêtes locales, devenues lieux de solidarité et de rencontre de la communauté, bien loin des querelles de clochers de La Guerre des boutons qui relèvent aujourd’hui, contrairement à 1912, du cliché. Loin de rêver d’un avenir urbain, les rejetons de Landresse interrogés expriment pour la plupart le souhait de rester proche de leurs racines. Agriculteur, élagueur, boucher ou agronome sont les métiers qu’ils envisagent. Alors que les enfants de 1912 n’avaient souvent pas d’autres possibilités, aux dépens de l’école, que de participer aux travaux des champs, ceux de 2016 choisissent au contraire de s’impliquer dans ces activités. Bien que l’entrelacement des deux époques donne parfois l’impression que le film s’abandonne à la nostalgie, il a le mérite de contredire finement un certain nombre d’idées reçues, au profit du portrait touchant d’enfants d’aujourd’hui. »
LA CROIX – Louis Nadau

INDONÉSIE, LE GÉANT INVISIBLE (2016)

« Une très bonne analyse historique et économique  »
TÉLÉ LOISIRS

« Le projet ambitieux peut expliquer que certains téléspectateurs sortiront étourdis de cette fresque fleuve, tant on y brasse d’événements, de personnalités, de lieux et de problématiques complexes. A trop vouloir étreindre de thèmes, Fréderic Compain passe à côté de certains d’entre-eux »
LE MONDE – Florence de Changy

« Une analyse étayée de l’essor spectaculaire de l’archipel indonésien. Passionnant et riche en intervenants »
TÉLÉ 2 SEMAINES

« Malgré un accès remarquable à des acteurs déterminants de la société civile, le documentaire échoue à nous donner les clés pour décrypter ce géant asiatique. »
TÉLÉRAMA – Christine Chaumeau

« Une fresque érudite et dense… Passionnant! »
TÉLÉ 7 JOURS

LES NUITS PRÉSIDENTIELLES (2017)

« …/…France 2 offre à ses téléspectateurs de prendre un peu de distance avec le flux de l’information entaillant la sacro-sainte primauté du direct en diffusant des petits films pleins d’esprit sur des thémes décalés. Le documentariste Frédéric Compain et le politologue Olivier Duhamel qui, après nous avoir raconté le 23 avril l’histoire de l’Elysée et des voitures présidentielles, comme l’expérience de la défaire par Edouard Balladur, Lionel Jospin ou Ségolène Royal, se proposent cette nuit de second tour d’imaginer la photo officielle du prochain président, de d’évoquer leur premier geste une fois élu ou de questionner l’utilisation de la publicité en politique. La douzaine de films courts imaginés par les deux acolytes sont autant de petits pas de côté vifs et modestes, mais propres à nous faire réfléchir. »
TÉLÉRAMA – François Ekchajzer

SNCF, LA FIN D'UN MYTHE? (2017)

« Surprise: France 5 envoie aux oubliettes un doc de Frédéric Compain sur la SNCF. France 5 a décidé de ne pas diffuser le documentaire consacré à la SNCF signé du réalisateur et documentariste de renom Frédéric Compain. Ce document de 70 minutes, dont le tournage a démarré il y a  deux ans, ne sera donc pas programmé (ou bien finalement quand et à quelle heure ?!…) . Un film de grande qualité, à l‘écriture léchée et au contenu solide: une immersion chirurgicale au cœur d’une grande entreprise public…/…Pourquoi ? »
IMMEDIAS – Le blog de Renaud Revel