Le monde selon Brice

Documentaire-Fiction / 2003 - 55 min

Brice a 12 ans, et vit dans un hameau de Seine et Marne, Fontenelle, à 67 kilomètres de Paris.
Il habite avec son père et reste très attaché à sa grand-mère. Mais il voit peu sa mère qui vit maintenant dans le Centre de la France.
Avec son père, il a créé un site Internet. Peu à peu, il va s ‘approprier la machine, la surnommant “le piège à humain”. Il se met à envoyer des messages à qui veut bien les recevoir, comme on jette une bouteille à la mer…
Un jour les mots de Sarah viennent s’afficher sur l’écran. Comment faire pour être à la hauteur de cette fille du pays des volcans, cette reine de Java ?
À travers le portrait de Brice, le film décrit ces moments fragiles où un jeune garçon de 12 ans se cherche, se perd et se trouve peut-être. Entre enfance et adolescence, Brice bascule.
Si le film est porté par le regard de l’enfant, ce n’est pas lui qui l’a mis en scène. Tel un roman, son histoire est racontée par un adulte. Sommes-nous dans le documentaire ? Sommes-nous dans la fiction ?
Entre réel et imaginaire, le narrateur devance Brice ou bien le suit. Parce qu’il n’est plus tout seul, Brice alors peut imposer son monde aux autres.

DOCUMENTAIRE-FICTION
Année : 2003
Durée : Cinquante cinq minutes

Avec
Brice Gayot, Sarah Diorita

Scénario : Frédéric Compain

Musique originale : Daniel Goldberg
Texte dit par Christian Zerbib
Consultant : Henry Raczymow
Montage : Ruben Korenfeld
Assistants monteur : Eulalie Korenfeld, Nicolas Guerin
Montage effets spéciaux : Jacob Garet
Image : Frédéric Compain
Son : Andres Jarach, Olivier Zuchuat, Delphine Bonamy
Étalonnage : Guillermo Fernandez
Mixage : David Lassalle
Enregistrements : Benoît Fort
Assistant réalisateur : Andres Jarach

Direction de production : Elisabeth Gerard
Asssitante de production : Sandrine Sibiril

Chanson : Fell, let it be par Cyril Baptiste Charvet

Moyens techniques : Amip / Sylicone / Tohu-Bohu

RemerciemeNts : Pascal Gayot, Madame Godard, Alma Guirao, Aurélia Giovangigli, Alberto Yaccelini, Cécile et Benjamin Isnard, Monsieur Chapron et «Le Mardanson», Marthe Moreau, Antonin et Balthazar Compain-Lutteral, Elisabeth D. Inandiak, Clémence Mathieu, Jacques Richard

Producteur délégué : Amip – Xavier Carniaux – Fabrice Puchault – Elisabeth Marliangeas –
Produit par Xavier Carniaux
Arte France Unité de programmes : Thierry Garrel
Chargée de programme Arte : Pierrette Ominetti

Avec la participation du Centre National de la Cinématographie
Et le soutien de la Procirep, société des Producteurs
Et de l’Angoa-Agicoa

Tournage : Juillet 2002 / Mai 2003 à Fontenelle (Seine et Marne), Corse, Paris.

© Amip – Arte France – 2003

« Qui, de Brice, hors du commun, ou de Frédéric Compain, le réalisateur qui le filme, nous bouleverse le plus ? Les deux bien sûr, puisque le second saisit toutes les nuances douloureuses et poétiques du premier, de sa caméra aiguisée au fil d’une sensibilité aiguë, tendue, débarrassée des affects et de tout sentimentalisme simpliste. Un reportage où onirisme et réalité ne font plus qu’un. Merveilleux. »
Colette Mainguy – Le Nouvel Observateur

« Frédéric Compain a réalisé un portrait drôle et touchant de ce petit garçon entre le réel et l’imaginaire, une sorte de conte moderne qui n’est ni un documentaire ni une fiction. »
Isabelle Nataf – Le Figaro

« Brice a du génie. Frédéric Compain aussi. Pour en réaliser le portrait, pour en pénétrer mieux la vie et l’imaginaire, le réalisateur s’est approprié les mots et les héros du jeune garçon. Plus exactement, il s’est laissé guidé par lui, il lui a offert ses outils de documentariste pour le laisser se raconter lui-même. Avec une pudeur et un respect magnifiques, Frédéric Compain a laissé à Brice le soin de dire ce qu’il veut de lui, sans jamais départager à sa place l’imaginaire de la réalité. Le spectateur ne se pose pas la question. Que lui importe de toute façon de savoir ce qui est vraiment réel de ce qui ne l’est pas tout à fait, puisque tout ce qui est dit dans ce film est beau et passionnant. Rien n’est mensonger : les histoires de Brice parlent toujours de lui et en apprennent sur lui, directement ou indirectement. Frédéric Compain a accordé à Brice de n’être pas que la somme de ses événements quotidiens mais aussi son imaginaire. Il lui offre une étonnante liberté. Et c’est le spectateur qui en est reconnaissant »
Anne Roy – l’Humanité Hebdo

« Frédéric Compain, réalisateur prolifique et élève dissipé du documentaire… Quelle intrigante surprise que ce Monde selon Brice ! Sans cesse entre fiction et documentaire, le film prend des allures de conte moderne espiègle et poétique. En apparence, il se passe trois fois rien. En fait on assiste à une plongée in vivo : piratant les genres, le film ne décrit rien d’autre que la réalité intérieure de Brice, ses élans imaginaires, ses échappées oniriques. Profondément généreux, ce documentaire inclassable fascine autant qu’il déroute. »
Florence Broizat – Télérama

« On se perd un peu dans ce documentaire aux allures de conte de fées moderne, mais n’est-ce pas l’intention de l’auteur? »
Au.C – Le Monde

« Touchant, juste et naïf juste ce qu’il faut, le documentaire parvient à capter avec beaucoup d’acuité les enjeux de la fragilité pré-adolescente. Une belle réussite, dans la lignée de l’un des précédents films de Compain, Cindy rêve d’argent où déjà se mêlaient avec beaucoup de réussite fiction et réalité. »
Pierre Siankowski – Les Inrockuptibles

« Comment classer ce film où le documentaire le partage à la fiction, l’imaginaire enfantin au réel ? Peut-être tout simplement dans le domaine de la poésie. »
F.G – Pèlerin Magazine

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